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lundi 1 septembre 2014

SUR LA PRIÈRE (12) par St JEAN CHRYSOSTOME : la prière peut facilement arracher les hommes aux dangers qui les menacent

Nous connaissons les recommandations que l'Apôtre écrivait à tous les hommes : "Appliquez-vous à la prière, avec persévérance et actions de grâces: priez en même temps pour moi, afin que ma bouche s'ouvre et parle avec confiance et qu'elle annonce le mystère de l'Évangile" (Col. 4;2-3). Que dites-vous là? Quoi! la prière nous donnerait une telle confiance, que nous oserions supplier le Seigneur en faveur de Paul? Et quel soldat oserait intercéder en faveur de son général ? Or jamais général n’a été chéri de son prince comme Paul l’a été de Dieu. Eh bien, telle est la dignité dont la prière est la source qu’elle permet de supplier Dieu en faveur de Paul. L’illustre Pierre aussi qui était plus resplendissant que le ciel, fut délivré de la prison, sans doute à cause de ses vertus et en vue du salut de l'humanité, mais encore parce que les prières de l'Église ouvrirent sans résistance les portes fermées de la prison. Luc n'a pas écrit sans motif que l'Église entière ne cessait de prier en faveur de Pierre: il voulait nous apprendre que la prière est assez puissante dans les cieux pour soustraire aux dangers
Pierre et Paul, les colonnes de l’Église, les coryphées de apôtres, dont la gloire atteignait jusqu’au ciel, les remparts de l’univers, la sécurité de la terre et de la mer tout l'ensemble.

Dites-moi comment Moïse a sauvé Israël dans les combats? Laissant les armes et les bataillons à son disciple, n’opposa-t-il pas ses prières à la foule des ennemis, nous montrant de la sorte, que les armes, les chevaux, les richesses, les armées sont bien moins puissantes que les prières des justes? C'est pourquoi une armée entière, d'innombrables tribus avaient dans la prière toutes leurs espérances de salut. Moise priait-il, les Juifs étaient victorieux : suspendait-il sa prière, les Juifs reculaient devant leurs adversaires (Ex.17;10-11)). Et nous aussi, nous triompherons aisément du diable par la prière, au lieu que par l'indifférence nous attirerons sur nous la rage de l’esprit mauvais. Le peuple ayant commis l'impiété, Moïse le sauva par sa seule prière; par la prière, il lui obtint la faveur divine et des biens incalculables. C'est à la prière qu'il dut lui-même de se rapprocher par sa vie des habitants des cieux. La prière a maîtrisé la violence des flammes, elle a adouci des lions; l'histoire de Daniel d'un côté, celle des trois enfants de l'autre nous l'apprennent (Dan. 6;14). C'en est assez, je pense, pour montrer que la prière peut facilement arracher les hommes aux dangers qui les menacent.

mardi 19 août 2014

Le diable craint le Komboskini et la prière de Jésus

Dans l'ermitage de Sainte-Anne, le moine Procope de la hutte de l’ « Entrée au Temple de la Mère de Dieu » avait grand désir d’apprendre à chanter pour glorifier Dieu, lui aussi, comme ses autres frères. Mais comme il n’avait pas une très belle voix les Pères évitaient de lui apprendre à chanter. Ce frère Procope avait reçu le don divin de dire sans cesse la prière « Seigneur Jésus Christ, fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » et de sa main gauche il tenait toujours son chapelet dont il ne se séparait jamais. Cependant il avait le plus grand désir de chanter et il était très triste de n'avoir encore trouvé personne qui le lui apprenne si bien que dans sa tristesse, il avait cessé de dire la prière. Soudain, se présente devant lui un vénérable Père qui lui était cependant inconnu et qui lui dit : « Frère Procope, qu’est-ce qu’il t’arrive, tu parais si triste ? Qu’est-ce qui te préoccupe ? ». Procope lui répond : « Eh bien, voilà mon Père : je veux moi aussi apprendre un peu à chanter mais il n'y a personne qui veut m’apprendre parce qu’ils me disent que je chante mal ». Le Père lui répond : « C’est cela qui t’inquiète mon pauvre ? Moi je vais t’apprendre à chanter. Je vais même faire de toi le meilleur chantre du Mont Athos, tu chanteras comme le meilleur des rossignols. Mais j’aimerais que tu me fasses aussi une faveur… ». « Que voulez-vous de moi ? dit Procope. Vous voulez que je vous paye ? Tout ce que vous voulez, je vous le donnerai ». Alors le Père lui dit : « Ma récompense sera que tu te débarrasses de cette chose que vous appelez chapelet et que tu cesses de dire cette chose que vous appelez "la prière" et alors moi je t’apprendrai tout ce que tu veux ». Le frère Procope dès qu’il a entendu tout cela, comprend que cette personne n'est pas du tout un moine mais le Démon rusé qui veut le faire arrêter de dire la prière. Tout de suite, il lui dit en faisant son signe de croix : « Retire-toi Satan rusé. Je n’ai besoin ni d’apprendre à chanter, ni de tes ruses, ni de tes gentillesses » et le Diable a disparu aussitôt. De cet incident, on apprend combien le Diable craint le chapelet, que les Pères appellent l’arme du chrétien contre le Diable, ainsi que la prière qui brûle le Démon. Au contraire, il ne craint pas autant les chantres ni ne les estime beaucoup car ils se déconcentrent facilement par leur chant et tombent dans l’égoïsme et la fierté. Attention alors ! (traduction Fédon version Maxime le minime de la source)