dimanche 5 juillet 2026

LA PRIÈRE MYSTIQUE de SYMÉON LE NOUVEAU THÉOLOGIEN mis en musique


Nouvelle méditation musicale
Aujourd'hui, je vous invite non à lire, mais à écouter.
J'ai mis en musique un texte de saint Syméon le Nouveau Théologien. Cette création contemporaine est une invitation à entrer dans la profondeur de sa prière.

🎧 Écouter sur mon  Substack... 

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mercredi 17 juin 2026

φύλαξόν με υπό την σκέπην σου


Παναγία Δέσποινά μου, 
φύλαξόν με υπό την σκέπην σου, ότι εις τας παναχράντους χείρας σου παρατίθημι το πνεύμα μου. Γενού βοηθός και σκέπη της ψυχής μου εν τη φοβερά ημέρα της κρίσεως, και πρέσβευε υπέρ εμού του αναξίου ίνα εισέλθω καθαρός και αγνός εις τον Παράδεισον. Μη απορρίψης με, Κυρία μου, τον δούλον σου, αλλά βοήθησόν μοι, και δος μοι το συμφέρον της αιτήσεως. Λύτρωσαί με παντός κινδύνου, επιβουλής, ανάγκης και ασθενείας, και δώρησαί μοι προ του τέλους μετάνοιαν, ίνα σωζόμενος τη μεσιτεία και βοηθεία σου, εν μεν τω παρόντι βίω από παντός εχθρού ορατού και αοράτου, πορευόμενος θεαρέστως εν τοις θελήμασι του αγαπητού σου Υιού και Θεού ημών, εν δε τη φοβερά ημέρα της κρίσεως από της αιωνίου και φοβεράς κολάσεως προσκυνώ, ευχαριστώ και δοξάζω το πανάγιόν σου όνομα εις τους αιώνας των αιώνων. Αμήν.

vendredi 17 avril 2026

NOUVEAU DÉPART

Chers lecteurs,
Depuis de nombreuses années, j’ai partagé ici des réflexions, des traductions et des méditations autour de la spiritualité orthodoxe.
Beaucoup d’entre vous m’ont accompagné fidèlement dans cette recherche, et je vous en suis profondément reconnaissant.

Aujourd’hui, je ressens le besoin d’ouvrir une nouvelle étape.

Non pas abandonner ce chemin, mais lui donner une forme différente — plus libre, plus progressive, plus personnelle.
C’est pourquoi j’ai créé un nouvel espace d’écriture sur Substack, intitulé :


Ce substack sera un lieu de partage simple et régulier, composé de textes courts, autour de l’expérience intérieure, de la prière, de la communion invisible entre les êtres, et du dialogue entre les traditions spirituelles et le monde contemporain.

Vous y trouverez :

— des récits vécus
— des intuitions spirituelles
— des ponts entre traditions
— des méditations brèves
— des questions ouvertes

Ce nouvel espace ne remplace pas ce blog, mais il en prolonge l’esprit sous une forme plus vivante et plus continue.
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Au vrai pour faire simple et plus bref je vais utiliser mon journal intime dans lequel je me suis posé un tas de questions depuis ma conversion en 89 et mon entrée en Orthodoxie en 91. Vous le savez, on le dit assez, la grâce qui vous met des larmes de gratitude à temps et à contretemps n'a qu'une durée limitée à cette intensité, il faut ensuite la guetter attentivement quand elle revient de façon plus rare et diversifiée; et chercher Dieu est à la fois simple et laborieux car comme le dit le proverbe portugais "Deus escreve certo por linhas tortas" c'est ce que je voudrais vous partager dans mon Substack et j'attends avec beaucoup d'intérêt votre participation.

Si vous souhaitez poursuivre cette aventure intérieure avec moi, vous pouvez me rejoindre ici : https://maxlemin.substack.com

Au plaisir de continuer ce chemin ensemble.
Avec gratitude,

Maxime Leminime

mercredi 25 mars 2026

LE KOMBOSKINI


Comme tant d'autres choses dans l'Église, ceci est une bénédiction préparée et offerte par un frère ou un père en Christ, témoin vivant d'une tradition vivante. Le noir est la couleur du deuil et de la tristesse, et il nous invite à la sobriété et au sérieux dans notre vie. On nous a enseigné que la prière de repentance, en particulier la Prière de Jésus, peut nous apporter ce que les Pères appellent la « joie triste ». Nous éprouvons de la tristesse pour nos péchés, nos faiblesses et nos manquements devant Dieu, nos semblables et nous-mêmes, mais cette tristesse devient source de joie et de repos en Christ, qui répand sa miséricorde et son pardon sur tous ceux qui invoquent son nom.

Ce chapelet est tissé de laine, c'est-à-dire qu'il provient d'un mouton, ce qui nous rappelle que nous sommes les brebis du Bon Berger, le Seigneur Jésus-Christ. Il nous rappelle aussi « l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». De même, la croix du chapelet nous parle de ce sacrifice et de la victoire de la vie sur la mort, de l'humilité sur l'orgueil, du don de soi sur la lumière sur les ténèbres. Et le gland ? Utilisez-le pour essuyer vos larmes ou, si vous n'en avez pas, pour vous rappeler de faire votre deuil, car vous n'avez pas de deuil. De plus, de petits glands ornaient les vêtements liturgiques depuis l'Ancien Testament. Cela nous rappelle la Sainte Tradition à laquelle nous participons lorsque nous utilisons le chapelet.

Les chapelets sont tissés selon une tradition qui s'est perdue au fil des siècles. L'une des plus anciennes formes d'aide à la prière consistait peut-être à rassembler de petits cailloux ou des graines et à les déplacer d'un endroit ou d'un récipient à un autre lors de la prière quotidienne ou des pénitences. On raconte aussi l'histoire d'un moine qui eut l'idée de faire de simples nœuds dans une corde pour sa prière quotidienne. Mais le diable défaisait les nœuds et réduisait à néant les efforts du pauvre moine. Un ange lui apparut alors et lui enseigna un nœud spécial, tel qu'on le trouve aujourd'hui sur les chapelets, composé de croix successives. Le diable ne pouvait défaire ces nœuds à cause de la présence des croix.

Les chapelets de prière se déclinent en une grande variété de formes et de tailles. La plupart comportent une croix tissée entre les nœuds ou à leur extrémité, marquant ainsi le bout du chapelet, ainsi qu'une marque tous les dix, vingt-cinq ou cinquante nœuds ou perles. Il existe de nombreux types de chapelets de prière. Certains sont tissés en laine, en soie ou dans d'autres matières plus luxueuses ou plus simples. D'autres sont confectionnés avec des perles ou la fleur séchée d'une plante appelée « larme de la Vierge Marie ».

Le chapelet est l'un des objets remis au moine orthodoxe lors de sa tonsure. Il lui est donné comme une épée spirituelle avec laquelle, en soldat du Christ, il doit combattre notre ennemi imaginaire, le diable. Il utilise cette épée en invoquant le nom de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ et en implorant sa miséricorde par la prière de Jésus : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, ayez pitié de moi, pécheur . » Cette prière peut être dite de façon plus courte : « Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de moi » , ou de façon plus longue : « Seigneur Jésus-Christ, Fils et Verbe de Dieu, par l'intercession de la Très Sainte Mère de Dieu et de tous les saints, ayez pitié de moi, pécheur . »

Examinons maintenant brièvement la fonction première du chapelet de prière. Son but principal est de nous aider dans notre prière à Dieu et à ses saints. Outre le fait de nous rappeler constamment nos prières et de nous apporter une bénédiction, comment ce petit chapelet peut-il nous aider dans notre prière ? Bien sûr, nous pouvons prier sans lui, mais il peut parfois nous distraire et nous empêcher de nous concentrer. Voyons donc comment le chapelet de prière peut nous être utile.

Parfois, notre prière est fervente et il nous est facile de prier. Mais à d'autres moments, notre esprit est si dispersé, ou nous sommes si agités ou si distraits qu'il nous est pratiquement impossible de nous concentrer sur la prière. Cela arrive surtout lorsque nous essayons de suivre une routine de prière quotidienne. Certains jours, cela se passe bien, mais d'autres fois, peut-être même la plupart du temps, nos efforts semblent presque vains. Or, comme on dit, nous sommes des êtres d'habitudes ; il est donc très bénéfique de se fixer un moment précis et régulier dans la journée pour la prière. L'heure du soir (pas trop tard) avant de se coucher est propice, car il est important de terminer la journée par la prière. Le matin, au réveil, il est également bon de commencer la nouvelle journée par la prière. On peut aussi trouver d'autres moments de la journée où l'on peut se recueillir et se concentrer.

Notre objectif est d'instaurer la prière comme une habitude, et non comme une exception. Pour cela, nous cherchons à trouver chaque jour un moment de calme pour nous recentrer et tourner notre âme vers Dieu. Dans cette optique, nous pouvons lire quelques prières d'un livre de prières ou trouver la paix intérieure autrement, par exemple en lisant des textes religieux ou en repensant aux événements de la journée. Cependant, le moyen le plus efficace de bénéficier des bienfaits de la prière est de réciter régulièrement la prière de Jésus (« Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi ») un nombre de fois déterminé.

Ce temps n'a pas besoin d'être long, une quinzaine de minutes suffisent. Mais ce sera le moment de notre journée que nous consacrons à Dieu, ces quelques instants précieux qui donneront du goût à toute notre vie spirituelle. De nombreux médecins recommandent aujourd'hui cette pratique pour préserver la santé physique, notamment pour lutter contre le stress. Mieux encore, trouvons plusieurs de ces courts moments tout au long de la journée et remplissons-les régulièrement des trésors inestimables de la prière, que nul ne peut nous dérober et qui nous sont réservés au Ciel.

Si vous souhaitez intégrer un nombre fixe de prières à votre routine quotidienne, le chapelet vous sera d'une grande aide. Il vous permet de réciter un nombre précis de prières et de vous concentrer sur les paroles. Après avoir rassemblé vos pensées, prenez le chapelet dans votre main gauche et tenez-le légèrement entre votre pouce et votre index. Puis, en faisant doucement le signe de croix, murmurez la prière de Jésus. À mesure que votre concentration s'intensifie, vous n'aurez peut-être plus besoin de faire le signe de croix ni de réciter la prière à voix haute. Mais si vous avez du mal à vous concentrer, utilisez le signe de croix et le murmure pour vous aider à maintenir votre esprit dans la prière.

Il est bon de se tenir debout, la tête baissée, dans une posture humble. Certains aiment lever les mains de temps à autre, implorant la miséricorde divine. D'autres, en revanche, trouvent plus utile de s'asseoir ou de s'agenouiller, la tête baissée, afin de se concentrer. Cela dépend beaucoup de chacun, de sa santé et de son éducation. L'essentiel est de rester immobile et de se concentrer sur les paroles de la prière en la répétant.

Source : Pensées d'un moine du Mont Athos, « Témoignage athonite » du Saint Monastère de Xiropotamos, Mont Athos,

mardi 27 janvier 2026

"Le monde subsiste grâce à la prière" St Silouane



« Le monde subsiste grâce à la prière, mais quand la prière faiblira, alors le monde périra » et « tu diras, peut-être, qu’il n’y a plus maintenant de ces moines qui prient pour le monde entier ; mais, moi, je te dirai que lorsqu’il n’y aura plus sur terre de tels hommes de prière, alors ce sera la fin du monde, de grandes calamités s’abattront sur lui ; et il y en a déjà maintenant » (cité par l’Archimandrite Sophrony)





mardi 6 janvier 2026

Travaille en toi par la prière du cœur

Nous sommes étroits d'esprit. Nous sommes habitués à une religion confortable. La seule différence : croire qu'il est possible d'être touché et transformé par le Saint-Esprit aujourd'hui. Et la prière «Κύριε Ιησού Χριστέ, ελέησόν με» vise à aider chacun à être disposé à recevoir le Saint-Esprit. Tout le reste n'est que formule. L'homme est sauvé lorsqu'il a le Christ en lui, lorsqu'il est christifié, et non par de simples actes extérieurs. Aimer le Christ, c'est renoncer à tout, y compris à soi-même, afin de l'accueillir en soi. Et le Christ est en nous par le Saint-Esprit. Nous ignorons cela. Quelque chose ne va pas en nous et le Saint-Esprit n'habite pas en nous. En règle générale, les chrétiens se contentent des biens matériels et ne recherchent pas les biens spirituels, le Saint-Esprit. Notre âme est devenue comme une croûte qui empêche le Saint-Esprit d'y pénétrer. 

 Nous avons passé notre vie à accumuler des déchets en nous. Certains étaient nécessaires, d'autres précieux, d'autres encore de simples expériences… Il nous faut donc travailler sur nous-mêmes en priant : « Κύριε Ιησού Χριστέ, ελέησόν με », jusqu'à ce que ces déchets, toutes les expériences négatives, tout ce qui ne vient pas de Dieu et qui nous rend malheureux, soient peu à peu écartés. Ainsi, progressivement, tout cela disparaît et l'étincelle de grâce reçue en nous par le baptême se révèle, tandis que nous vivons au sein de l'Église et que nous mettons toujours plus en pratique les commandements du Christ. Cela ressemble au travail que faisaient autrefois les ménagères dans les villages : après avoir d'abord mis du petit bois dans la cheminée, où une étincelle dans les cendres la nuit ranimait la flamme, elles ajoutaient ensuite du bois, le feu grandissait et elles avaient constamment un grand feu. 

 Extrait du livre : Père Symeon Kragiopoulou (†), « Messages spirituels 2018 », pp. 240, 326.

vendredi 31 octobre 2025

PRIÈRE À SAINT MICHEL ARCHANGE



Glorieux Archange puissant chef de la milice céleste saint Michel,

Toi qui es, avec la Toute Sainte et Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, un des plus beaux joyaux du Paradis, nous te vénérons, t’aimons et réclamons avec insistance ta puissante protection. Tu as été créé, dans cet état de perfection, pour exécuter, avec empressement et totalement, les ordres du Très-Haut : qu'à ton exemple et avec ton aide, nous nous efforcions toujours de nous soumettre aux desseins de la Divine Providence, avec le même zèle que toi. Tu as aussi reçu la mission de refouler au plus profond des abîmes les esprits infernaux révoltés contre l'autorité divine : assiste-nous donc dans le combat que, pauvres mortels, nous devons mener contre Satan avant d'accéder à l'éternelle félicité. Sois notre chef et notre protecteur : repousse en nous les assauts diaboliques de la tentation, et, au jour de notre mort, conduis, toi-même, notre âme au plus haut des Cieux. Grand Prévôt du Paradis, tu es aussi le gardien de l'Église sur Terre, lie à nouveau le dragon infernal qui voudrait la détruire et limiter sa puissance et son extension. Fais, au contraire, étendre le règne du Christ aux confins de la Terre, afin que, par tous, le Nom très Saint du Père soit sanctifié, Son règne arrive et que Sa Volonté soit accomplie sur la Terre aussi totalement que dans les Cieux. Nous ne saurions oublier que si Dieu, par la manifestation du Mont Gargan (Monte Sant’Angelo), t’a désigné comme le protecteur de son Église, II t’a aussi, par ton apparition par trois fois à St Aubert au Mont Tombe placé comme gardien personnel de la France. Rends donc à notre malheureuse patrie sa mission divine et séculaire de protectrice de l'Église et de Propagandiste de la Foi. Qu'à ta prière le Dieu de toute bonté oublie les persécutions de nos pères et nos propres fautes. Que la France retrouve la foi de ses pères, d’Irénée et de Denys, de Marie-Madeleine, de Martin et Paulin, Hilaire, Rémi, et Germain, de Blandine et Geneviève, Odile et Radegonde, et porte encore bien haut, et comme toi dans le ciel, le glorieux étendard du Christ et fasse éclater Sa Gloire et Sa Miséricorde inépuisable sur Terre. En ces jours mauvais, nous nous plaçons, nous, nos familles, nos biens et notre patrie toute entière, sous ta puissante protection afin que, par ce moyen et avec ton aide, nous soyons les dociles instruments de la Gloire du Père, du Règne de son Divin Fils et de l'Amour du Saint-Esprit, Amen




lundi 13 octobre 2025

St Dumitru Staniloae : La prière de Jésus pour ceux qui mènent une vie bien remplie

Dans cette rare interview enregistrée peu avant sa mort en 1993, saint Dumitru Staniloae, l'un des plus grands théologiens orthodoxes du XXe siècle, évoque la prière constante pour ceux qui mènent une vie bien remplie.

Le père Dumitru a été emprisonné pendant cinq ans en raison de sa foi sous le régime communiste oppressif en Roumanie. L'Église orthodoxe roumaine a approuvé la canonisation de 16 nouveaux saints lors des sessions synodales des 11 et 12 juillet 2024. Le saint confesseur et prêtre Dumitru Staniloae est l'un d'eux. La proclamation locale de la canonisation de saint Dumitru Staniloae a eu lieu le 4 octobre 2025 au monastère de Cernica, à Bucarest, en Roumanie.

Enregistré : juillet 1993, cimetière du monastère de Cernica, à Bucarest, en Roumanie.



QUESTION : la prière de Jésus est-elle le chemin le plus direct vers Dieu ?


RÉPONSE : …C’est le chemin le plus direct

Toute prière est un chemin direct vers Dieu mais la prière de Jésus particulièrement parce que Jésus est le plus proche de nous. C'est une courte prière que nous pouvons répéter continuellement mais nous devons la répéter en pensant toujours à tout ce que le Christ signifie pour nous, à son amour, pour nous, au besoin d'être rassemblés en lui qui est en nous, besoin d'être délivrés du péché, qui n'est pas seulement une séparation d'avec lui, mais aussi une séparation d'avec les autres. En elle, nous sommes aidés à accomplir ce que le Christ nous demande : l'aimer, imiter son sacrifice, aimer les autres, nous détourner du péché, qui est séparation et division d'avec Dieu et des hommes. Et vous pouvez la répéter toujours. Il faut aller vers les gens spirituels qui la pratiquent… mais ils ne disent pas qu'ils la pratiquent, ils ne veulent pas se vanter de la pratiquer, mais on remarque qu'ils la pratiquent… en tout cas, gardez toujours en vous, la pensée du Christ. Dites au moins : « Seigneur Jésus, Seigneur Jésus, Seigneur Jésus », continuellement dans votre esprit, vous ne pouvez pas la dire à voix haute, car rares sont les moines qui ont le temps de faire uniquement cette prière. Les gens sont occupés par beaucoup de choses, mais ils peuvent toujours garder Jésus dans leurs pensées. Ayez toujours la pensée de Jésus et la volonté d'être près de lui et la volonté qu'il soit près de vous, en vous. Et de cela, tirant la conclusion que vous avez le devoir d'être avec les autres, de ne pas être méchant envers les autres… d'être bon envers les autres… 


QUESTION : quel est le rôle des monastères dans le contexte actuel ?


— RÉPONSE : dans les monastères, nous pouvons trouver des personnes très spirituelles. Ce sont des gens de prière continue. Et nous allons vers eux pour apprendre cette volonté de prière, pour voir comment ils ont renoncé à toutes les choses du monde, afin que nous aussi, nous ne luttions pas trop pour les choses du monde. Ce sont les citadelles du Christ. Si nous voulons avoir un lien fort avec le Christ, nous devrions aller dans les Monastères et rechercher des personnes spirituelles, des personnes qui pratiquent la prière de Jésus ou du moins qui ont toujours Jésus dans leurs pensées.

vendredi 2 mai 2025

Caractéristiques de la prière par Tertullien


 Considérons donc, bien-aimés, la sagesse céleste. Elle s'exprime d'abord dans le commandement de prier dans le secret. Elle veut par là que la foi de l'homme soit convaincue que Dieu peut l'entendre et le voir chez lui et dans le lieu le plus caché. Il exige, de plus, la discrétion de la foi, en sorte que le fidèle se contente d'offrir humblement l'hommage de sa foi à celui qui seul peut l'entendre et le voir partout.

La sagesse qui s'exprime dans le précepte suivant concerne la foi et la discrétion : il ne s'agit pas d'assaillir Dieu par un flot de paroles, parce que nous avons la certitude que de toute manière, il veille sur les siens. Et pourtant la brièveté - troisième recommandation de la sagesse - est riche de substance pour qui en pénètre la grandeur et l'esprit; plus elle est courte en paroles, plus elle est abondante en significations. Elle ne renferme pas seulement les exigences de la prière : adoration de Dieu et demandes de l'homme mais toute la parole du Seigneur, toutes les règles de la discipline, si bien que la prière du Seigneur est l'abrégé de tout l'évangile.


samedi 1 mars 2025

la prière sans mots par père George Calciu




Le père George Calciu, en parlant des longues années de torture, d'isolement et de privation qu'il a endurées dans les prisons communistes, dit souvent qu'il a été soutenu par la prière et la contemplation. Lorsqu'on lui a demandé une fois d'expliquer la différence entre les deux, il a dit que par "prière" il entendait la prière avec des mots, et par "contemplation" il entendait la prière sans mots. "Je priais des prières que j'avais apprises au cours de ma vie," dit-il, "ou je faisais mes propres prières parce que j'avais un besoin : j'étais opprimé ou seul, ou j'étais tenté par le désespoir, et ainsi de suite. Mais quand je contemplais —c'était pour oublier les mots. Même lorsque nous pensons, nous utilisons des mots. Les linguistes disent qu'en pensant nous mimons les mots, car nous ne pouvons pas penser sans mots. Mais dans la contemplation, vous n'utilisez pas de mots. Contempler, c'est être submergé dans la présence de Dieu. Alors, l'esprit est libre. "Pendant ma contemplation, je n'avais pas besoin de mots. Je ne peux pas l'expliquer. C'était comme un dialogue sans mots entre moi et Dieu, entre moi et la Mère de Dieu. En contemplant, je quittais ce monde. J'étais dans un monde sans la présence des choses matérielles, dans le monde de l'esprit. Je gardais les yeux fermés. J'étais dans l'esprit, et cela me procurait une satisfaction spirituelle. "Le véritable sens de la contemplation est d'être en contact avec quelqu'un, de communiquer avec quelqu'un sans mots. Je communiquais avec Dieu ou avec les anges sans aucun mot."

dimanche 22 septembre 2024

COMME UN ENFANT




"Avec la prière [de Jésus], l'homme devient comme un enfant. Cela le ramène à la simplicité et à l'innocence qu'Adam avait au Paradis avant la chute. Avec la Prière, on acquiert une impartialité bénie et sainte. Par la Prière, vous sanctifiez l'endroit où vous êtes assis et le travail que vous faites. La prière arrange toutes choses. Elle vous permet de marcher sur l'eau. Elle élimine les distances entre vous et les autres. Cela change la volonté des autres. Cela donne du courage, de la foi et de la patience dans la vie." 

jeudi 5 septembre 2024

«Φύλαξόν με ὑπό τήν σκέπη σου» : "Garde-moi sous ta protection"



de Mgr  Athanasios, métropolite de Limassol

    "Lorsque j'étais au monastère de Mahaira en tant qu'abbé, un homme venait d'une ville côtière de Chypre. Cet homme voulait me rencontrer pour se confesser. Il voulait venir spécialement vers moi, et je vais vous en dire la raison. Alors il est venu et m'a raconté un événement merveilleux.

    C'était un homme jeune,  de 37 à 38 ans, très vif, pas athée mais indifférent. Il était volontiers un peu ironique dans ses moqueries des gens d'Église. Il avait une voisine qui, je ne sais comment, écoutait certaines de mes homélies et ne cessait de lui répéter "Le Père Athanasios a dit ceci et cela" et il se moquait d'elle. Il l'appelait Athanasia. "Vous, les Immortels, dites tout cela", lui dit-il. En référence à moi bien sûr. Une fois, il a pris un de ces porte-clés religieux sur lesquels nous enfilons nos clés. Il a ri dès qu'il l'a eu en mains, car il y avait dessus l'icône de la Toute Sainte et  lui a dit : « Est-ce qu'Athanasios t'a donné ça ?" Elle lui a répondu : "Prends-le et mets y tes clés". En effet, ce jour-là il avait cassé le sien ; il l'a pris et y a mis ses clés. Il y avait l'icône de la Mère de Dieu sur ses deux faces avec l'inscription «Φύλαξόν με ὑπό τήν σκέπη σου» "Garde-moi sous ta protection". Il n'y prêta aucune attention, il le mit dans la poche de son pantalon, mais la phrase "Garde-moi sous ta protection" lui resta en tête.

    Dans l'après-midi, il part pêcher avec sa compagne et son enfant. Ils partent en mer et c'est là que l'aventure commence. C'est le mois de mars, il fait beau, mais malheureusement, alors qu'ils sont en pleine mer, ils  se rendent compte que la coque du  bateau est fissurée et que l'eau pénètre dans le bateau. Ils prennent alors la décision de rentrer. Mais ils ont beau essayer de redémarrer le moteur, c'est en vain. L'homme décide alors d'appeler du secours par téléphone. Il va donc chercher son téléphone, mais il lui glisse des mains  et tombe à l'eau. Vous comprenez aisément la panique qui envahit cet homme. Son téléphone est au fond de  la mer, la nuit tombe, le bateau se remplit d'eau et commence à couler. C'est vraiment une situation horrible.

    Les voilà entrain de lutter dans la mer, contre les vagues, se retrouvant seuls dans l'obscurité, dans des eaux gelées. C'est le drame, sa compagne s'enfonce dans l'eau et se noie et puis c'est les tour de son enfant. Il se bat seul maintenant, conservant son enfant dans ses bras, pour ne pas le perdre au moins. Mais il ne peut rien faire. C'est alors qu'une prière lui revient à l'esprit, dans son cœur : « Garde-moi sous ta protection», celle de l'icône du porte-clés. Cela n'arrête pas de se répéter en lui, soudain il voit une lumière dans la mer, il est pris par la main et est tiré jusqu'à ce ce qu'il soit ramené lentement à la surface. Il passe ainsi presque toute la nuit. Le matin, vers cinq heures, un bateau les repère. Il est hissé à bord ainsi qu'un peu plus tard les corps sans vie de sa compagne de son enfant que  l'équipage a fini par  retrouver.

    Cet homme est plus tard venu vénérer la Toute Sainte à Mahairas et il m'a raconté en larmes cette miraculeuse protection de notre Souveraine Protectrice, qui a été avec lui toute la nuit, et qu'il a invoquée avec cette prière : « Garde-moi sous ta protection ». Ce que nous considérons comme des choses très insignifiantes est cependant important pour Dieu qui veut sauver l’homme. "  ( in magazine « Prayaklis »,  Diocèse de Limassol, numéro 105)

Version française  par Maxime le minime

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