vendredi 22 juin 2012

la prière de Jésus-Christ intégrée à votre cycle quotidien

"Essayez de toujours veiller à ce que la prière de Jésus-Christ s’intègre à votre cycle quotidien, à votre travail, à chacun de vos souffles et à tous vos sens. Alors oui, comme votre cœur va se réjouir ! Quel bonheur vous allez ressentir parce que votre esprit s'élèvera vers les cieux. C’est pourquoi il ne faut pas oublier de toujours dire:  « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi. »

Quand vous chanterez, vous aurez la compréhension des hymnes ; ce qui aura pour conséquence que vous aurez le désir et probablement la voix et l'humilité pour donner en retour les paroles de Dieu. Ainsi, ne faites pas davantage injure à votre âme, mais dans le secret de votre intimité dîtes la prière « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi » ...

Lorsque vous travaillez, ne laissez pas votre travail absorber toutes vos pensées et votre énergie, mais dites la prière à voix basse. Il s’en suivra que vos travaux seront bons, sans erreur, que vos idées seront claires, et que les performances de votre travail en seront améliorées. Allez-y, alors, dites la prière de Jésus-Christ, afin que vos travaux soient bénis, « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi ».

Le Saint-Esprit protège l'âme qui prie. Il entre dans les profondeurs de l'âme, Il a le contrôle sur le monde intérieur de l'âme et l'oriente vers la sainte volonté de Dieu. Ce n'est qu'alors que l'âme a le pouvoir de dire, avec le Prophète: « Bénis le Seigneur, ô mon âme, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom! » (Ps. 103, 1). Allez-y, priez: « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi », vous aurez ainsi la protection du Saint-Esprit.

Lorsque le Saint-Esprit protège votre âme, vous vous sentez rempli et humble. Vous n’êtes pas affectés par l'injustice, l'ironie ou la louange. Vous vivez dans une atmosphère spirituelle, que le virus du péché ne peut pas pénétrer. Seul l'Esprit Saint peut juger nos âmes, personne d'autre n'a ce droit. L’Esprit Saint nous donne un regard neuf et un raisonnement neuf. Dites la prière souvent ainsi vous pourrez vivre dans l’assurance quel que soit votre environnement « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi. »

lundi 18 juin 2012

Prière œcuménique de St Jean de Kronstadt


Gloire à Toi, ô Esprit Saint, Consolateur dispensateur de la vie - agissant sans cesse partout dans l'Église du Christ. Convertis, Seigneur, par les préceptes de ta justice que tu sais, les peuples égarés, les Juifs, les mahométans, les païens, et au sein du christianisme lui-même, les peuples et les races hérétiques et schismatiques, reprends et extirpe les vices; oriente  vers la piété et illumine les chrétiens orthodoxes impies et corrompus et dirige-les tous sur la voie du salut; enseigne  et guide  la jeunesse, protège l'enfance, accompagne la croissance des petits enfants et guide-les par les Anges Gardiens, instruis les hommes jeunes et vieux, éclaire  et  donne de la force aux hommes comme aux femmes par ta puissance toute de bonté et de  sagesse,  et fortifie et dirige-les vers la vertu , disperse les passions pécheresses comme les ténèbres pour l'amour du Christ notre Seigneur, dans la bienveillance du Père. Amen. (extrait de L'Église - Trésor du Salut version française par Maxime le minime)

vendredi 18 mai 2012

Père Cléopas sur la prière





Nous devrions être avec Dieu tout le temps.
Écoutez ce que dit le psaume 33 :
« Je bénirai le Seigneur en tout temps.
Sa louange sera continuellement en ma bouche. »
Car la prière est la vie de notre âme.
Nous devons prier Dieu en tout temps.
Vous avez vu ce que dit le psaume 102 ?
« Par-Dessus Tout Son Royaume domine.
Bénis le Seigneur ô mon âme ! »
Vous avez vu ce que le grand Apôtre Paul dit encore plus clairement :
« Priez sans cesse ! »
Combien d’heures priez-vous le matin ? et combien le soir ?
St Jean Chrysostome dit : On devrait prier trois heures aussi bien le matin que le soir, et encore une heure au moins en milieu de journée.
Combien d’heures priez-vous le Seigneur ? Des heures, non. Nous devrions mais nous ne prions pas pendant des heures. Vous voyez ? Et la mort vient demain ou après-demain. Notre Seigneur dit : «  Veillez et priez car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Nous partirons demain ou le jour d’après. Nous partirons tous. Personne ne demeure, nous savons tout simplement pas quand !
Vieil homme fichu, Vieil homme fichu ! C’est moi ! 


Il y a 9 stades dans la prière :
Nous devrions au moins prier avec les lèvres, simplement avec la bouche, ce sont les stades les plus bas.
Que dit le Saint Apôtre Paul ? 
Offrez au Seigneur le fruit de vos lèvres !
Que dit le Saint Esprit dans le psaume 33 ?
« Je bénirai le Seigneur en tout temps.
Sa louange sera continuellement en ma bouche. »
Que dit le psaume 102 ?
« Bénissez le Seigneur toutes ses œuvres en tout lieu de son empire !
Que dit le Saint Apôtre Paul ? 
« Avec ma voix j’ai crié vers le Seigneur ! »
Vous voyez ? Ces quatre types de prière : des lèvres, de la bouche, de la langue, de la voix, vous verrez qu’à un certain moment, cela correspondra à votre besoin, et vous verrez que ce que la bouche dira sera compris par votre esprit. Vous ne les direz pas en vain. Et quand l’homme commence à comprendre avec l’esprit ce qu’il dit avec la bouche, il atteint le 5ème stade de la prière : la prière de l’esprit. Ets-ce que cette étape de la prière de l’esprit est une étape parfaite ? 
Non ! La prière de l’esprit est un « oiseau avec une seule aile » ou la moitié de la prière. Une prière avec une jambe ! Pouvez-vous marcher avec une seule jambe ? Pouvez-vous voler avec une seule aile ? 
Là également, l’esprit est attaqué par les démons. La 6ème  étape est nécessaire, la prière du cœur. Descendre avec l’esprit dans notre cœur. Et quand vous descendez avec la prière dans le cœur, avec « Seigneur Jésus Christ, accorde ta miséricorde au pécheur que je suis ! » L’esprit se heurte alors à deux postes de péage : 

Le premier est celui de l’imagination : l’illusion. N’imaginez rien ! Dieu n’est pas à imaginer. Pas plus les Chérubins que les Séraphins ! La gloire de Dieu n’a pas de limite.
Le deuxième poste de péage est la Raison à la porte du cœur.

Quand l’esprit est descendu dans le cœur, le premier signe en est une pointe de feu au côté gauche, qu’on soit homme ou femme. Une pointe de feu qui chauffe intensément. S’ensuit une divine douceur. Du cœur dans la poitrine, puis la moelle épinière, et le corps entier est enflammé ! Et les yeux commencent à verser des larmes, mais de ne sont pas seulement des larmes… Un Ancien avec qui j’ai conversé dans le désert me disait : « je suis descendu avec l’esprit dans le cœur pendant deux heures et dix minutes, puis est venue tant de divine douceur … » Le Christ rencontre notre âme. Nous l’avons dans notre cœur depuis le Baptême. Et alors le côté rationnel parle à notre âme. Il nous dit «  En deux heures et dix minutes, j’ai pressé cinq mouchoirs remplis de larmes par trois fois » C’est la prière, avec tant de larmes ! C’est la pureté. C’est la pure prière du cœur obtenue par un sur 10 000 parmi tous ceux qui luttent dit St Isaac le Syrien.
Et puis il y a de plus grandes prières : la prière active, la prière omnivoyante, la prière contemplative… Il n’y en a plus ! Je suis fatigué ! La prière contemplative ne s’appelle plus de la prière, on l’appelle la vision divine à laquelle St Paul fut élevé au troisième Ciel. Et il ne savait pas s’il était dans ou en dehors de son corps.
C’est assez mon frère ! Pars avec ce nouveau jouet !


Il y a pour chacun de nous un temps pour arriver et un temps pour partir, le dernier est venu pour l’Ancien Ilie Cleopa aussi bien, après un long voyage, épuisant, mais lumineux, à la fin de 87 années de vie. Il a dépensé  plus de 60 ans en allers et retours, fuyant dans le désert, au monastère de Sihastria où sa parole pleine de grâce a guéri des foules de fidèles qui lui étaient aussi précieux que la prunelle de ses yeux.

jeudi 10 mai 2012

Le corps dans la prière, par l'Ancien Porphyrios

"Eh bien toi aussi, aime le labeur corporel et la fatigue. Ils font du bien au corps et à l'âme. Je désire que tu me ressembles, mon pauvre, car je t'aime. Je désire que tu deviennes pareil à moi. « Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ" » 

Est-ce que tu fais des métanies ? Combien en fais-tu ? Fais-en une, que je voie » (cela se passait à Milesi, dans sa petite cellule, un jour où, étant déjà moine, je m'y étais rendu). J'en fis une ou deux. Tu ne les fais pas bien » (étant aveugle, il ne voyait absolument rien, mais il parlait comme s'il voyait). Il appela un Frère en sonnant sa petite clochette. Montre au Frère, je t'en prie, comment je vous ai appris à faire des métanies et le canon*. » Et le Frère se mit à faire avec vigueur des métanies rapides et régulières. Tu vois, me dit Gérοnda, on appuie d'abord les mains sur le sol, et non pas les genoux. Le corps est comme suspendu. Cela demande de la force dans les bras. Ensuite, on fait le signe de croix, avec vigueur. Frappe le front, la poitrine, les. épaules ! Nous, ici, à la skite, lorsque nous faisons tous ensemble le canon à l'église, on entend le froufrou de nos rassa." 
Pater PORPHYRIOS
(in "La flamme divine " Ed. du Monastère de Solan et du Monastère St Antoine)


samedi 21 avril 2012

JÉSUS MON SEIGNEUR ET MON DIEU !


Alors que le sépulcre était scellé
Tu t'es levé de la tombe,
Toi la Vie ô Christ notre Dieu.
Et les portes étant closes
Tu t'es présenté aux disciples, 
Toi la Résurrection de tous.
Par eux, Tu régénères l'Esprit droit en nous,
selon ta Grande Miséricorde.

(Apolytikion de la fête du Dimanche de Thomas)

dimanche 15 avril 2012

Sur la prière par St Jean Chrysostome [1]

Il est impossible que les âmes qui s'entretiennent et qui conversent avec Dieu,
 soient soumises à la mort

"Deux raisons nous invitent à admirer et de plus à estimer bienheureux les serviteurs de Dieu : premièrement parce qu'ils ont mis toutes leurs espérances de salut dans la sainteté de la prière: en second lieu, parce qu'ils oui conservé par écrit, les hymnes et les prières qu'ils offraient à Dieu avec joie et tremblement, et qu'ils nous ont transmis leur trésor afin d'inspirer le même zèle à tout la postérité. Il convient, en effet, que les mœurs des maîtres passent aux disciples; il convient que les auditeurs des prophètes deviennent les imitateurs de leur justice de manière à ce que nous consacrions notre vie à prier, honorer et à servir Dieu, faisant consister à le prier avec une âme innocente et pure, notre vie, notre santé, nos richesses, et le comble du bonheur. Ce que la lumière du soleil est pour le corps, la prière l'est pour l'âme : si c'est un malheur pour l'aveugle de ne pas voir le soleil, quel malheur ne sera-ce pas pour le chrétien de ne pas prier sans cesse, et de ne pas attirer par sa prière la lumière du Christ dans son âme ? Et cependant, qui ne considérerait avec saisissement et stupeur la charité que Dieu nous témoigne, et l'honneur qu'il fait aux hommes de les admettre à le prier et converser avec lui ? Car c'est vraiment avec Dieu que nous parlons au temps de la prière, laquelle en outre nous réunit aux anges et nous élève bien au-dessus de la condition des brutes. La prière, c'est l'acte des anges; elle surpasse même leur dignité, puisque la dignité angélique est inférieure à la dignité de l'entretien avec Dieu. Cette infériorité, du reste, ils nous l'apprennent par la crainte profonde avec laquelle ils offrent leurs prières; nous instruisant nous-mêmes, lorsque nous aurons à nous approcher de Dieu, à le faire avec crainte et avec joie ; avec crainte, car nous pourrions être indignes de la prière; avec joie, car nous devons en être remplis par l’honneur incomparable qui nous est accordé, une race mortelle étant admise à une faveur si haute que de s’entretenir continuellement avec Dieu, et de s'élever par-là au-dessus de la corruption et de la mort. Mortels par noire nature, par la familiarité avec Dieu, nous nous rapprochons d'une condition immortelle. Aussi, quiconque s'entretient fréquemment avec Dieu, devient certainement plus fort que la mort et que la corruption. De même que nous n'avons rien de commun avec les ténèbres lorsque nous sommes éclairés par les rayons du soleil; de même, celui qui jouit de la familiarité de Dieu doit être nécessairement supérieur à la mort. L'honneur éclatant dont nous sommes gratifiés, nous conduit lui-même à l'immortalité. Si les personnes qui possèdent la considération de l'Empereur ne peuvent tomber dans l'indigence ; à plus forte raison est-il impossible que les âmes qui s'entretiennent et qui conversent avec Dieu, soient soumises à la mort. La mort pour l'âme, c'est l'impiété et une vie de prévarications : par conséquent, la vie pour l'âme consistera dans le service de Dieu et dans une conduite en rapport avec ce service. Or la prière sanctifie notre vie, la rend digne du culte de Dieu, et amasse dans nos âmes d'admirables trésors."

samedi 7 avril 2012

DE l'HADES à l'EDEN

La Croix, Arbre de vie
Basilique Saint-Clément de Rome - Mosaïque absidiale.
Par la jalousie du Diable * autrefois l'antique Adam connut la mort; *à présent tu le ramènes  à  l'immortelle vie, * toi qui parmi nous incarnes le nouvel Adam.
 Toi qui pour créer la femme * as ouvert la chair d'Adam sur son côté, * de la plaie de ton côté blessé par le soldat * tu as fait jaillir la source qui nous purifie. 
O Sauveur, lorsque la lance * frappe ton côté d'οù coule la vie, * tu rachètes et vivifies la mère des vivants * que sa faute avait privée de l'arbre de la vie. 
O Jésus, tu nous rassembles, * sur la croix tu réunis tous les mortels, * de la plaie de ton côté s'épanche un flot de vie * et tu fais jaillir sur nous les fleuves du pardon. 
Contre toi l'éclat du glaive * a brillé, ô Christ, la nuit de ta passion; * mais du prince de l'Enfer le glaive est émoussé * et le glaive flamboyant ne garde plus l'Éden.
Créateur qui de la glaise * façonnas le corps humain de tes doigts, * pour sauver notre nature tu l'as revêtue, * par ton bon vouloir tu as daigné souffrir la croix. 
Écoutant la voix du Père, * Verbe, tu es descendu au plus profond, * jusqu'au fond du sombre Enfer tu daignes pénétrer * pour ressusciter Adam et tout le genre humain. 
(Encomia du Grand Samedi)