jeudi 17 octobre 2013

La fatigue pendant la prière par Théophane de Poltava

Théophane de Poltava
En ce qui concerne la fatigue pendant la prière et l'utilité d'une epitimia Vous demandez : 
Que dois- je faire pour qu’une fatigue extrême n'affecte pas ma concentration pendant la prière ?
  Comme vous ne précisez pas si vous vous posez la question au sujet de la prière personnelle ou commune, je vais répondre en ce qui concerne les deux à la fois . Quand la fatigue commence à vous dépasser au cours d'un office religieux, vous devriez mentalement réciter la prière de Jésus. Cela vous aidera à vous concentrer dans la prière. Si vous vous sentez fatigué pendant la prière à la maison, alors vous devriez vous forcer un peu. Si la fatigue disparaît, c’est que c'était une tentation du Malin. Si elle demeure, alors vous pouvez raccourcir la prière, il est préférable dans ce cas de prier un peu moins, mais avec attention et ferveur. 
En confession Père V. m'a dit de faire quelques métanies quand je m'aperçois que je suis en train de pécher ou que je ne suis pas attentive. Je voulais vous poser la question  à ce sujet auparavant et maintenant vous demander votre consigne. 
C’est une  bonne occasion de donner une compréhension correcte de la question. Une epitimia n'est pas une punition pour un délit au sens légaliste du terme. C’est une méthode spirituelle de guérison, ayant pour objet la délivrance d'une personne d'une maladie spirituelle.


De la traduction du Notre Père

La prière du Seigneur en Araméen
"La version dite « œcuménique » du Notre Père a suscité de nombreux débats et de nombreuses interrogations. Cette traduction est aujourd’hui largement remise en question. De nombreux travaux, notamment du père catholique Jean Carmignac, et l’ouvrage récent de Jean-Marie Gourvil, permettent d’approfondir cette question. Sur celle-ci, Jean-François Colosimo a publié dans Le Monde des religions (n°8, novembre-décembre 2004) le texte que nous vous proposons ci-dessous avec son accord.

La prière la plus récitée de l’histoire est aussi la plus méconnue au monde. Car la plus mal lue, en raison de détournements qui outrepassent  les querelles d’interprétation. Ce n’est pas, en effet, que les traductions courantes du « Notre Père » soient fautives, abusives, discutables. C’est qu’elles  sont imaginaires. Elles s’instituent contre la littéralité  du grec pour y substituer  un texte inexistant.

Ainsi de  la version française usuelle, dite « œcuménique ». Les mots de la koinè s’y effacent derrière la naturalisation des sédimentations exégétiques et théologiques  qui finissent par en interdire l’accès. Il y a d’abord les approximations qui brouillent le caractère performatif de l’invocation initiale. Le « Père », revendiqué « notre », est  non pas « aux cieux », mais « du Ciel ». Il ne s’agit pas de le localiser mais de le proclamer origine absolue en reconnaissant qu’il n’est qu’une paternité, la sienne, exclusive. Le règne n’est pas un « à venir », mais un « déjà là », et il n’y a pas souhait mais constat de sa présence. Le « nom » est plutôt à « glorifier » qu’à « sanctifier » car il relève  de cette immédiateté du Royaume dont la manifestation même réalise  la volonté  divine pour l’entière création – « sur la terre et aux cieux ». Eschatologique, cette première période, restituée à son unité intrinsèque, écarte donc le biais cosmologique, sapiental, providentialiste que lui imprime la version « œcuménique ».

Mais c’est dans la seconde période que les approximations tournent  à l’invention. Le « pain », en rien  « quotidien », est au contraire celui « du futur », nécessaire ici et maintenant à  survivre seulement pour que se découvre la nécessité de la vie qui passe la survie ; aussi faut-il le dire « essentiel ». Quant au « pardon » et aux « offenses », ils relèvent du pur fantasme puisqu’il n’en est fait aucunement mention. Il est  question, en revanche, de « dettes » et de « remise de dettes ». L’orientation est encore eschatologique : l’état terrestre n’est  pas état de subsistance mais de transition et, pour nous y  projeter, nous réclamons à Dieu de pouvoir nous juger nous-mêmes à l’aune du Royaume. Loin d’une quelconque loi de compensation à laquelle renvoient les torsions juridiques, moralisatrices, psychologisantes de la version « œcuménique », c’est la souveraineté de la liberté qui est ici affirmée.

Enfin, dans la troisième période, la formule « ne  nous soumet pas à la tentation », variation sur l’antique « ne  nous laisse pas succomber » ,  paraîtrait   blasphématoire, si elle n’était tout simplement fausse.  Il y va, à l’inverse,  de la certitude que dans l’épreuve, factuelle, inévitable, peut être souhaitable, la seule vraie menace tiendrait à l’excès, l’impossibilité de l’endurer par soi hors du secours divin –« nous ne pouvons  entrer seuls dans ce que nous pouvons traverser mais qui est aussi ce par quoi nous ne voulons pas être traversés ». Car c’est du « Malin », l’adversaire « meurtrier depuis le commencement » dit ailleurs Jésus, et non pas du « Mal » abstrait de l’éthique, que nous demandons à être « délivrés ». Cette délivrance, apocalyptique, achevant en plénitude l’éternel présent du Royaume.

Comment dès lors rendre en français un « Notre Père » qui soit le moins menteur possible?  Parmi d’autres, le philosophe Pierre Boutang et le théologien Nicolas Lossky s’y sont essayés. En leur empruntant à tous deux, voici ma propre esquisse : « Notre père du ciel, que ton nom soit glorifié, que ton règne advienne, que soit faite ta volonté –sur la terre comme aux cieux ! Donne-nous ce jour notre pain essentiel ; remets nos dettes comme aussi nous remettons à nos débiteurs ; et ne nous laisse pas persévérer dans l’épreuve, mais délivre-nous du Malin »
Jean-François Colosimo (source)

En toute humilité je proposerai ces variantes par rapport aux commentaires pertinents et au texte proposé par Jean-François Colosimo :
Au lieu de :
  • "Donne-nous ce jour notre pain essentiel > Donne-nous chaque jour notre pain suressentiel
  •  remets nos dettes comme aussi nous remettons à nos débiteurs >Remets-nous nos dettes comme nous les avons remises à nos débiteurs
  •  et ne nous laisse pas persévérer dans l’épreuve > Et ne nous abandonne pas dans la tentation.
Voir tout de même les très nombreuses traductions en français au long des siècles ICI dans ce blog même.


jeudi 3 octobre 2013

La longueur des prières selon St Macaire

St Macaire
"Il n'est pas du tout nécessaire de faire de longs discours, il suffit de tendre sa main et dire: «Seigneur, comme Tu le veux, et comme Tu le sais, accorde Ta miséricorde." Et si le combat devient de plus en plus féroce dire, « Seigneur, viens à mon aide! » Dieu sait très bien ce dont nous avons besoin et Il nous montre alors sa miséricorde."

dimanche 29 septembre 2013

Les demandes dans la prière par St. Gennadios de Constantinople





St. Gennadios de Constantinople

"Confiez vos intentions à Dieu dans la prière, qui connaît chacun de nous, avant même notre naissance. Mais ne demandez pas que tout soit fait selon votre volonté, car un homme ne sait pas ce qui lui est profitable. Mais dites à Dieu : Que Ta volonté soit faite! Car Il fait tout à notre avantage."

samedi 7 septembre 2013

Même quand j'ai crié et dit: «Mon Dieu, mon Dieu,», ce n’est pas vraiment à Dieu...


L'arène est dans le cœur. C'est ici que Dieu doit venir, de façon que Lui et moi nous puissions nous rapprocher l’un de l’autre, devenir plus familier, nous aimer, parler ensemble de différentes choses, et enfin être unis ... l'arène est ici, justement parce que s'y trouvent les obstacles suivants : mon ignorance et mon insouciance - le fait que je ne me souviens même pas de Dieu dans ma vie quotidienne. Et même quand j'ai crié et dit: «Mon Dieu, mon Dieu,» Ce n’est pas vraiment à Dieu que je faisais appel, mais j’étais plutôt seulement préoccupé par moi-même. Je voulais prier, parce que c'est ce que dit l'Evangile, ou parce que c'est ce que mon Père spirituel m'a dit, ou parce c’est quelque chose que je suis censé faire, ou parce que j'ai eu ce besoin ou ce désir. 
C'était de l'ignorance et de l'insouciance, et nous ne savons toujours pas ce que ces deux choses signifient. Mon ignorance et mon insouciance jettent une ombre sur Dieu. Je ne me souviens pas de Lui, je ne Le connais pas. Pourquoi ? Parce qu'Il est caché derrière mes passions. Nous avons été séparés! L’accès au Paradis a été verrouillé pour moi, et je ne peux plus manger de l'arbre de vie, et m'unir à lui, afin de retrouver la vie. «Mais de l’arbre qui fait connaître le bien et le mal vous ne mangerez pas. Le jour où vous en mangerez vous mourrez de mort.» (Genèse 2:17). Et Il chasse l'humanité hors du Paradis. Pourquoi? De sorte que le jour où nous mangerons à nouveau de l'Arbre de Vie, nous serons rendus à la vie. Le Paradis nous est encore fermé parce que « le Royaume des Cieux est en nous» (Luc 17:21.) Ce qui est fermé et nous sépare est à l'intérieur de nous. C’est fermé par les Chérubins. Qu'est-ce que les Chérubins? Les passions qui gardent mon cœur fermé à Dieu. C'est ce que cela signifie.
 Geronda Aemilianos (Conseils...pp. 28, 12) Version française par Maxime le minime (source)

mercredi 24 juillet 2013

Un nouveau manuel de prières du Chrétien orthodoxe


Prières du matin
Prières du  soir
Règle de prières simplifiée
Paraclisis à la Toute Sainte
Canon à notre très doux Seigneur Jésus Christ
Canon de l' Acathiste à la Toute Sainte Mère de Dieu
Acathiste à la Toute Sainte Mère de Dieu
Stances du Saint Ange gardien

Format de poche ( 8,5x12.5)
à commander aux monastères de Solan et de St Antoine LeGrand dans le Vercors